Vous souhaitez vivre en France sans y travailler ? Le visa visiteur (VLS-TS mention « visiteur ») est fait pour vous. Mais entre les justificatifs de ressources, l’assurance santé et la question de la sécurité sociale, il y a beaucoup à savoir avant de se lancer. On vous éclaire !
Combien faut-il gagner pour obtenir un visa visiteur ?
Il n’y a pas de montant officiel unique, mais les consulats se basent sur le SMIC net mensuel comme référence : environ 1 450 euros par mois pour une personne seule, et environ 2 100 euros pour un couple.
Les sources de revenus acceptées sont variées : pensions de retraite, revenus locatifs, placements financiers, ou prise en charge par un garant résidant en France.
Pensez à préparer vos relevés bancaires des derniers mois, vos avis d’imposition et vos justificatifs de pension. Si un garant vous prend en charge, ses propres justificatifs seront aussi demandés.
L’assurance santé : obligatoire dès la demande de visa
Pour déposer votre dossier au consulat, vous devez fournir une attestation d’assurance maladie couvrant toute la durée de votre séjour : frais médicaux, hospitalisation et rapatriement.
Une assurance voyage classique ne suffit pas. Il vous faut un contrat adapté aux séjours longue durée en France. Comptez entre 50 et 150 euros par mois selon votre profil.
CPAM et PUMA : et après l’arrivée ?
Bonne nouvelle : après 3 mois de résidence stable en France, les titulaires d’un VLS-TS « visiteur » validé auprès de l’OFII peuvent demander leur affiliation à la sécurité sociale française via la PUMA (Protection Universelle Maladie).
Concrètement, cela signifie un numéro de sécurité sociale, une Carte Vitale et des remboursements de soins comme tout résident français. La démarche passe par le formulaire Cerfa S1106, à envoyer à la CPAM de votre lieu de résidence.
Attention : les délais de traitement sont de 2 à 3 mois. Votre assurance privée reste donc indispensable en attendant, et elle sera aussi exigée pour le renouvellement de votre titre de séjour.
Peut-on travailler avec un visa visiteur ?
Non. Vous signez un engagement de ne pas exercer d’activité professionnelle en France. Cela inclut le travail salarié et la création d’entreprise. Le télétravail pour un employeur étranger reste une zone grise juridique.
Si vous avez un projet professionnel, d’autres options existent : visa entrepreneur ou investisseur, passeport talent… Parlons-en !
Oui vous accompagne
Dossier incomplet, justificatifs insuffisants, assurance non conforme : les motifs de refus sont fréquents. Oui Immigration prépare votre dossier de A à Z et vous évite les mauvaises surprises !


